Pas vraiment d’article, mais un court-métrage et un lien vers le site de son réalisateur TERRI TIMELY dont j’aime bien l’univers.
Je vous invite à regarder Synesthesia (entre autres), plus étonnant que le film que je choisis de vous montrer, mais qui me rappelle aussi moins de souvenirs… Au passage, un petit clin d’oeil à ma mère, mon frère et ma soeur, qui ne m’en voudront sans doute pas d’évoquer ici ce cher “Oncle Bruce”… Dont aucune famille ne saurait se passer !
Je ne sais plus très bien dans quel ordre c’était.
Mais c’était pour mes 10 ans. J’avais reçu un bon pour l’album de mon choix chez le disquaire en bas de chez nous. J’ai aussi eu droit à une petite virée, programmée par mon père, chez un marchand de HiFi et de Photo d’occasion. J’avais 500 balles en poche et des encouragements pressés à me payer une platine DUAL, celle avec un magnifique capot en plexiglass fumé marron et deux enceintes gris métallisé. C’est marrant comme certains moments vous suivent sans vous lâcher, même après plus de 20 ans. La boutique, le vendeur et mon père, fier comme Artaban de m’avoir dégoté cette merveille à une époque où je crois bien, quand j’y songe, que certains avaient déjà (mais là je ne suis vraiment sûre de rien), des chaînes HiFi made in China. Celles avec la radio, le double lecteur de cassettes et tout ça…
Etait-ce juste avant ou juste après… En tout cas mon premier 33 tours, que j’ai choisi très très excitée, c’était “The Wall” de Pink Floyd. J’ai plaisir à croire aujourd’hui que c’est à ce moment là que Papa a commencé à nourrir, me concernant, de doux espoirs créatifs.
Si je me souviens avoir entendu “The Dark Side of The Moon” à la maison étant gamine, c’est quand même plus tard que je me suis intéressée, le peu de temps qu’on peut vraiment s’y intéresser, à “Ummagumma”, assez bien caché finalement au milieu de la collection de vinyles de mes parents.
J’ai d’ailleurs, grâce à cet album, un souvenir ému d’une nuit psychédélique (le cake ressemblait à un flan), 6 ou 7 ans après, où ce sacré Eugène¹, ayant comme toujours ignoré les avertissements qu’on lui susurrait, s’était coupé un bras, une jambe ou je ne sais quel autre membre pendouillant. Bref, s’était encore une fois auto-mutilé, dans un cri aigu et cauchemardesque avec sa foutue satanée put… de hache.
Que ceux qui étaient là et se souviennent de l’illusion, de la panique et de l’héroïsme qui ont suivi ce cri lèvent la main. Je compte au moins celui qui a généré le fantasme instantané et collectif de l’attaque vicelarde d’un psychopathe sur sa personne, en s’absentant pendant ce morceau, nous laissant stone sur le gazon pour faire je ne sais trop quoi dans la maison.
Pourquoi je raconte tout ça ? Ah oui, 1988, j’ai 13 ans et enfin un radio-cassette, un bleu et noir qui marche sans doute encore et qui m’a offert mes premiers essais de montage. Je me souviens avoir sauvé quelques bandes magnétiques avec mes ciseaux et mon scotch, pas peu fière de récupérer ma musique usée jusqu’à la corde, celle que j’enregistrais sur les ondes et que je malmenais ensuite dans mon walkman, le jour et surtout la nuit au fond de mon lit. Parmi ces morceaux, il y avait ce truc qui me bottait vachement, dont je n’ai jamais réussi à avoir qu’un seul enregistrement. Il me rappelait des vacances au Cap Nègre, un mec aussi certainement. Rétrospectivement, c’est ça, le mec… Forcément.
20 ans plus tard, je n’avais de ce morceau que quelques souvenirs d’un clip total foutraque avec des types déguisés en Hot Dog au bord d’une piscine et quelques paroles improbables dans le genre :
- “Hot Dog jump in fire”
Ce qui, admettons le, tient complètement la route.
Et ce qui sonnait ensuite comme :
- “I’m a cookie”.
Entre nous pourquoi pas ?
Mais quand même, un grand n’importe quoi…
N’empêche, je l’ai retrouvé, assez vite finalement. Il y a des anglophones qui avaient compris les mêmes choses que moi et partageaient leur immense désarroi sur Google, jetant des bouteilles à la mer, hurlant des “Haaa, qui me dira enfin qui chantait ça ?!”.
Et un anonyme Zorro leur répondant : Haha, bande de nazes, z’avez de la gaze dans les conduits auditifs ou quoi ? Les paroles c’est :
- “Hot dog, jumping frog, Albuquerque”
Je disais donc, paroles improbables, n’en déplaise à Zorro.
Et le gars de nous asséner :
- Le titre c’est “King of Rock’n Roll” et le groupe c’est Prefab Sprout.
Arg !
Prefab Sprout - King of Rock’n Roll - 1988
………
¹ “Careful with that Axe, Eugene”, version live sur “Ummagumma”
Reportage¹ d’Alexandre Spalaikovitch sur les gangs en Papouasie Nouvelle Guinée.
Une plongée assez audacieuse bien loin de l’exotisme que cette île du bout du monde (ou presque) peut évoquer.
Aujourd’hui les gangs de Raskols (rascals) y font la loi : violent, pillent, tuent et les premières victimes de cette violence sont, comme toujours, les femmes et bien évidemment les enfants.
D’autres reportages sur la chaîne de la prod : UNIC production
¹ : diffusé le 22 Mars 2009 dans l’émission “l’Effet Papillon” sur Canal +
Un petit tour sur le blog de la photographe Américaine Amy Stein dont je suis régulièrement les posts et une bonne rigolade en regardant cet extrait du Colbert Report (émission satirique diffusée sur Comedy Central) qu’elle publiait il y a quelques jours.
Parce que ce morceau me donne toujours autant envie de danser.
Pour la beauté des images et parce que finalement Apple n’a pas tout inventé…
Pour l’apparition du chanteur en cosmonaute, un brin décalée.
Pour la silhouette d’une des danseuses qui me rappelle mon amie Loubna.
Pour l’ombre délicieusement provocante en fin de vidéo.
Et parce qu’Edwyn Collins en a pas mal bavé ces dernières années… Un AVC et la nécessité de réapprendre à parler, à écrire, à chanter et à jouer…